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    Les émissions de M6 Super Nanny (une nounou intervient dans une famille dans laquelle les enfants sont infernaux) et C'est du propre (deux femmes de ménage interviennent dans une maison dans laquelle l'habitant n'a pas fait de ménage ni de rangement depuis des lustres) sont des concepts qui semblent être tout droit sortis de l'esprit d'un religieux fou. Explications.


    Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerais chez lui (Apocalypse 3;20)

    1- la super nanny: elle intervient dans une famille dans laquelle les enfants crient, descendent les escaliers sur le dos, courent dans une rue qui ferait passer le périphérique pour une charmante idée de promenade dominicale, bref, une famille comme on aimerait ne jamais en recevoir chez soi.

    2- les femmes de ménages arrivent dans un endroit où l'on n'oserait pas poser un pied. Les crottes de chien côtoient les vêtement entassés, le sol est tellement crasseux qu'on se demande par quel miracle les chaussures ne restent pas collées, la douche est à la propreté ce que Rachida Dati est à l'orthodontie, bref, un cauchemar.


    Mais heureusement, les sauveteuses sont là. Elles frappent à la porte, et tout va changer. La rédemption est en marche, mais elle doit être précédée par une prise de conscience des péchés et un sincère repentir.


    Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Epître aux romains 3;23)

    1- La super nanny est un personnage odieux. C'est bien simple, elle a l'air aussi méchante que Ségolène Royal. En plus, elle se fait appeler Cathy, alors que son vrai nom est Caltoum Sarrai. Elle arrive chez les gens, regarde un peu comment sont les enfants, puis dit aux parents combien ils sont de mauvais parents qui n'aiment pas leurs enfants, combien ils ont raté quelque chose dans l'éducation de leurs enfants. Elle est tellement méchante qu'à un moment, les parents se mettent à pleurer.

    2- Même processus pour les deux femmes de ménage; elles circulent dans la maison (qui est vraiment dégueulasse, il faut le reconnaître) en poussant moult cris de dégoût, en prenant un air écoeuré et en reniflant leurs doigts après les avoir trempés dans des tâches inconnues (oui, elles font dans la délicatesse). Elles vitupèrent la personne qui les appelle à l'aide, lui demande des comptes sur la durée du non-ménage, si bien que la victime finit immanquablement par pleurer.


    A partir de ces larmes, le processus purificateur peut commencer.


    Laissons-là les oeuvres des ténèbres et revêtons les armes de lumière (épître aux romains, 13;12)

    Après les larmes, tout est arrangé. C'est la rédemption, qui vient après la repentance.

    La super nanny redevient un être normal, et explique pédagogiquement aux parents comment agir. De plus, elle se met à sourire, ce qui lui permet de dévoiler l'ensemble de sa mâchoire et de prouver combien elle a une bonne dentition. Les deux femmes de ménages sont douces, et vont se mettre à expliquer pédagogiquement comment ravoir certaines tâches que l'on croyait indélébiles.


    Suite à ça, une fois la situation arrangée, nos aides s'en vont, et ne reviennent que quelques temps plus tard pour vérifier que la personne n'est pas retombée dans son vice, ce qui n'est jamais le cas d'ailleurs.


    Et elles sont contentes, car il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui se repend que pour 99 justes qui persévèrent (Luc 15;11)


    Matthieu


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    ... mais elles devraient s'abstenir de vouloir venir de Mars.


    L'équipe d'Allemagne est championne du monde de foot. Foot féminin bien sûr, puisque chez les himmes, on sait que ce sont ces connards d'italiens les italiens qui ont volé la victoire à la France battu la France en finale.


    Donc, les allemandes championnes du monde se sont montrées à la télé, sur un balcon, à Francfort, et la place devant la mairie était noire de monde. Le plus étonnant, dans tout ça, c'est quand même qu'il y avait des vraies femmes dans l'équipe. Enfin, deux vraies femmes. Oui, parce que les autres, c'est un peu comme le coca de chez Lidl: c'est pas du vrai Coca Cola, ça en a tout juste l'apparence, et encore, de loin. Ben là, c'est pareil. Dans le lot, il doit bien y avoir deux ou trois lesbiennes, mais les lesbiennes méchantes, celles qui se rasent pas les jambes, qui semblent avoir un caniche mort sous chaque aisselle et qui ont les seins qui tombent, punition divine réservée aux femmes qui ne portent pas de soutien-gorge. Mais, pour en revenir à nos moutons, il y avait donc deux femmes, des vraies, avec une tête de femme, un corps de femme, et une voix de femme. Oui, la voix aussi c'est important. Parce que si vous avez une femme superbe, avec des grandes jambes, des gros seins (bref, une Femme) mais la voix de Barry White (+), ça le fait pas trop.


    Et c'était émouvant. Toutes ces femmes, fières de leur victoire (et elles pouvaient, la finale était superbe) qui chantaient en choeur avec le public, qui esquivaient quelques pas de danse sur le balcon, qui riaient, c'était chouette. Franchement, ça m'a fait quelque chose. Parce que c'est un spectacle qu'on voit rarement. D'habitude, on nous montre les hommes qui remontent les champs élysées en bus, ou qui sont reçus par Chirac...


    Mais là, toutes ces femmes réunies, sans machisme ni rien... Du coup, je me suis posé une question:


    MAIS BORDEL, ELLES FOUTENT QUOI SUR CE BALCON ALORS QU'ELLES ONT CERTAINEMENT DU MENAGE A FINIR CHEZ ELLES CES FEIGNASSES ???


    Non mais c'est vrai, si on continue comme ça, bientôt, on verra des femmes présidente de la République au Liberia ou des femmes chancelières en Allemagne.



    N'importe quoi.



    Matthieu


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    C'est une série fascinante, déclinée sous toutes ses formes, dans toutes les villes et tous les pays possibles que ces experts. Des policiers affectés à la police scientifique enquêtent sur des meurtres plus qu'improbables (un homme est retrouvé mort dans un appart fermé à clé, la clé se trouvant à l'intérieur de la serrure, un homme est assassiné par balle sans qu'on retrouve la moindre balle).


    Exemple d'épisode:

    deux personnes vont baiser, mais au moment où ils vont s'allonger, l'un des deux découvre qu'un cadavre mutilé est suspendu au plafond dans un costume en cuir, avec une cagoule en cuir sur la tête qui se ferme à l'aide d'une fermeture éclaire et une boule rouge dans la bouche (oui, c'est souvent subtilement orienté SM). Aussitôt, la police scientifique arrive, avec les mêmes personnes, que ce soit le jour ou la nuit. Oui, ces mecs doivent travailler en intérim et être d'astreinte, du coup, ils sont tout le temps là quand un crime se produit. En plus, comme les villes où se déroulent les différentes séries des experts sont pétés de tunes, ils sont tout de suite là. Pas besoin qu'on les appelle spécialement ni rien. Non, ils sont là.


    Une fois sur place, parce qu'ils ont fait de longues études biologiques et criminologues, ils passent toute la pièce au détecteur de sang, qui est un outil ultra scientifique et des plus perfectionné: il passent une poudre sur toutes les surfaces à l'aide d'un pinceau à fond de teint. C'est là qu'on voit que c'est ballèze. Ils prennent aussi le morceau de steack haché qui se trouve, on ne sait pourquoi, sur les lieux du crime.


    Ensuite, on passe à l'autopsie, où un médecin qui n'enlève aucun organe du corps et ne fait aucun prélèvement est capable de dire ce qu'elle avait consommé la veille, l'avant-veille et la semaine d'avant, et peut dater à la minute la date et l'heure de sa dernière éjaculation faciale.


    Le steack haché est analysé par un type qui regarde sur internet que sont les bactéries qu'il voit dans son microscope. S'il a besoin d'un agrandissement, il tape sur pleins de touches (oui, il n'ont pas de souris les experts) et l'ordinateur, sans haut-parleur, produit pleins de petits sons pendant quelques seconde, et on voit l'agrandissement. Pareil pour les photos. Vous pouvez agrandir une photo jusqu'à voir le reflet d'une image dans l'oeil d'un type avec une qualité parfaite, pas pixellisée ni rien.


    L'analyse du steack haché révèle que les vers qui y sont présents ne se développent que dans les hamburger fournis par le Mac Do de la huitième avenue servis par un indien (si c'est un pakistanais, ça marche pas, il y a pas les mêmes vers), et l'indien, qui aurait pu prétendre au recordman du monde de la mémoire se souvient avoir servi un Big Mac avec pleins de sauces à un type aux cheveux courts qui a incidemment glissé dans la conversation (oui, les enchaînements des Experts sont toujours très fluides) qu'il partait en vacance dans le New Hampshire pour soigner sa grand-mère atteinte d'une blénoragie contractée lors d'une croisière animée par Pascal Sevran en méditerranée. Les experts vont cueillir le criminel, qui avoue avoir tué la fille dans un vêtement de cuir avant de manger un morceau, parce que tuer un de ses semblables, mine de rien, ça creuse.


    L'épisode se termine toujours par une phrase philosophique qu'on croirait directement importée de Bernard Werber, du style « de nos jours, le drame, c'est que tout le monde est égoïste », ou « quand on ne comprend pas ceux que l'on aime, la vie peut tourner au drame », voir même « en avril ne te découvre pas d'un fil parce qu'il n'y a plus de saison » et « chacun fait fait fait c'qui lui plaît plaît plaît ».


    Matthieu


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    Ce qu'il y a de bien avec Pedro Almodovar, c'est qu'il en fait jamais trop. Il est toujours d'une sobriété exemplaire, qui pourrait presque faire passer Ingmar Bergman pour un Raymond Devos dopé aux amphetamines. Non, toujours sobre, toujours solidement ancré dans la réalité... Rien de tel qu'un exemple pour le démontrer: Arte diffuse ce soir, en première partie de soirée Tout sur ma mère.


    Tout sur ma mère, c'est l'histoire d'une femme... Bon, OK, Pedro Almodovar, c'est toujours l'histoire d'une femme. Ca peut aussi être l'histoire de pleins de femmes qui gardent des maris dans des congélateurs ou qui trucident leur mari et la maîtresse de ce dernier car il a couché avec sa fille qui en a eu un enfant dont le beau-père a voulu abuser (ça, c'est Volver, et c'est pas du tout alambiqué comme film).


    Donc, Tout sur ma mère raconte l'histoire d'une femme dont le fils Esteban meurt percuté par une voiture après avoir appris de la bouche de sa mère qu'elle a rencontré son père dans une troupe de théâtre amateurs. Donc, le premier mec du film meurt après environ 3 minutes 30. C'est ça qui est bien aussi avec Almodovar, c'est que ses personnages de sexe masculin connaissent toujours une fin expresse. Là, ça donne lieu à une très belle scène dans laquelle Manuela, la mère, hurle à la mort pendant longtemps, très longtemps... Tellement longtemps que la première fois que j'ai vu ce film, j'ai cru qu'ils avaient foutu au milieu un concert de Lara Fabian. Mais non. Une fois le gosse enterré, Manuela va partir à la recherche du père du gamin pour lui annoncer la nouvelle.


    Et elle va croiser un nombre sidérant de malades du SIDA. C'est à dire qu'en fait, toutes les personnes qu'elle va rencontrer sont malades du SIDA. On se croirait dans du La Fontaine: ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés...

    Si j'étais acteur, je voudrais pour rien au monde jouer dans un film d'Almodovar: parce que soit j'aurais un rôle de 4 minutes maximum (au delà desquelles je mourrais dans d'incommensurables souffrances), soit je serais un malade du SIDA en phase terminale. Ah oui, j'oubliais, je pourrais aussi être un infirmier qui baise une femme dans le coma, ce qui n'est guère plus glorieux.


    Enfin bon, Manuela suit son périple, finit par retrouver le père de son fils. Qui, bien évidemment et fort à propos, est aussi atteint du SIDA. Mais ça, on s'en fout un peu, parce que c'est pas ce qui frappe; non; ce qui frappe, c'est que le père d'Esteban est devenu une femme. Et oui. Un transexuel atteint du SIDA. Un transexuel atteint du SIDA dont le fils est mort... Franchement... Ils nous proposent pas des belles soirées sur ARTE ?


    Matthieu


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  • Voilà, c'est donc parti pour ce blog...

    Comme j'aime bien les listes, en voici deux pour commencer:


    - Liste de ce que ce blog ne sera pas:
    => un skyblog
    => le récit circonstancié de tous les évènements de mon existence
    => une tribune politique
    => une espèce de machin prise de tête
    => un deversoir pour diarrhée verbale
    => ce que je voulais qu'il soit la semaine dernière (oui, c'est énigmatique, mais ce serait trop long de tout raconter ici, et ça contredirait donc le point précédent)


    - Liste de ce que ce blog sera:
    => un endroit où on critique les livres (où on peut même les descendre)
    => un endroit où on critique la télé (on peut éventuellement la massacrer aussi)
    => un endroit où on rigole (ben oui, quand même)
    => un endroit où on ne parle pas de rugby, sauf pour critiquer Thierry Gilardi.

     

    Tiens ben Thierry Gilardi justement. Il est commentateur de rugby sur TF1. Alors soit ce type a fait des fellations à l'ensemble de la direction de TF1, soit il est pistonné. Parce qu'il n'y connaît absolument rien. C'est simple: il est aussi apte à commenter le rubgy que Loana à expliquer le principe de la fission de l'atome.

    Gilardi, il parle tout le temps, mais pour ne rien dire. Ses commentaires sont exclusivement de deux types:


    1- il lit ses fiches sur les stats des joueurs (tel joueur a joué dans tel club, il mesure X mètres, sa dernière levrette fessée date du enfin, que des trucs pas fondamentaux pour le match)


    2- il dit ce qu'il voit. C'est à dire qu'il dit ce que NOUS on voit aussi, puisque c'est le principe même de la télé. Oui, Thierry Gilardi explique ce qu'on voit. Je suis sûr que con comme il est, avant la fin de la coupe du monde, il va arriver à nous sortir « passe en retrait ».


    Puis ce pauvre Thierry n'a pas été longtemps a l'école. Du coup, il a des soucis de participe. Des soucis tellement gros qu'il nous a annoncé, en entame de match, que les supporter français avaient « revêti » des chasubles (oui, des chasubles...).


    En plus le rugby, c'est super technique. J'y comprends rien. Je sais juste qu'il y a des piliers. Piliers, c'est quand tu ressembles à Marianne James: grand et costaud, tu ressemble à un très grand frigo quoi. Et lors du match France-Argentine, y'a un pilier qui a prit un méchant coup dans la tronche, du coup, il avait plein de sang qui lui coulait le long du visage.
    C'était moche, ce grand truc avec ces rayures verticales, on aurait dit une colonne de Buren.


    Un dernier truc à propos de Thierry Gilardi: lors du match de foot de samedi (Italie-France), il y a corner. Gilardi nous annonce: "C'est Florent Malouda qui va le tirer, avec son pied gauche". La précision est utile. C'est vrai, des fois qu'on croit que Malouda va tirer le corner avec le pied gauche d'un autre joueur...

    Je pense qu'il doit y avoir un truc avec le prénom Thierry. Parce que Thierry Roland, bon... Il est bien gentil, mais c'était pas non plus la lumière de l'humanité qui pourrait nous permettre de nous sortir du marasme ambiant.


    Parents, si vous aimez vos enfants... ne les prénommez pas Thierry !

    Matthieu


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