• Explication de texte: l'encre de tes yeux

     

    C'est parti pour un grand moment de poésie, avec l'explication de texte d'une chanson de Francis Cabrel: l'encre de tes yeux...


    Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux

    Effectivement. Et nous allons bientôt découvrir pourquoi. Mais pour l'instant, laissons l'intensité dramatique monter peu à peu.


    Puisqu'on est fou, puisqu'on est seul

    Enfin, sur les deux, y'en a essentiellement un de fou. Vous allez voir.


    Puisqu'ils sont si nombreux
    Même la morale parle pour eux

    Effectivement. Parce que la zoophilie, c'est mal.


    J'aimerais quand même te dire
    Tout ce que j'ai pu écrire
    Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux

    L'encre de tes yeux... Voilà la clé de cette chanson... L'énigme est enfin résolue. Cette phrase semble ne rien vouloir dire, puisque que personne n'a d'encre dans les yeux. Personne, sauf... Et oui ! Francis Cabrel, à une époque, était tombé fou amoureux d'un poulpe. Oui, l'encre de ses yeux...

    Poulpe qui, quelquefois, lui balançait des jets d'encre, ce que Cabrel prenait pour des signes d'amour.

    Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes
    La première fois que j'ai entendu cette chanson, j'ai compris "je n'avais pas vu que tu portais des chiennes". Et ça m'avait surpris, de me rendre compte que Francis Cabrel n'avait pas remarqué que l'autre se trimbalait avec des caniches au bout des bras. Mais non. C'est moi qui avait mal compris.

    Et puis, ce ne sont pas des chaînes... Ce sont des tentacules ! Mais Cabrel avait du mal ensuite pour la rime : " je n'avais pas vu que tu portais des tentacules ", c'est pas évident pour la phrase d'après... Parce que à part "recule"...


    A trop vouloir te regarder
    J'en oubliais les miennes

    Puis niquer un poulpe, c'est bien parce que quand il te caresse, t'as l'impression qu'ils sont plusieurs. Du coup, on pouvait entendre Cabrel murmurer " oh mais ma parole, vous êtes combien ? " lors de sa relation enflammée avec le mollusque.


    On rêvait de Venise et de liberté

    Et oui. Cabrel rêvait d'emmener son poulpe à Venise, passer un week-end en amoureux. Malheureusement, le pauvre poulpe a fini en beignets...


    J'aimerais quand même te dire
    Tout ce que j'ai pu écrire
    C'est ton sourire qui me l'a dicté

    Ah oui... le fameux sourire du poulpe...


    Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
    Tu viendras toujours du côté
    Où le soleil se lève

    Oui, il faut le savoir, le pauvre poulpe, qui vient toujours de l'est (ça ressemble à un dicton : le poulpe vient toujours de l'est) est à l'inverse de Francis Cabrel qui lui, est complètement à l'ouest.


    Et si malgré ça j'arrive à t'oublier
    J'aimerais quand même te dire
    Tout ce que j'ai pu écrire
    Aura longtemps le parfum des regrets

    Oui, le parfum des regrets, certes, mais le parfum de la marée, sûrement ! Ca me rappelle une copine... enfin bon, c'est autre chose.


    Matthieu


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  • Commentaires

    1
    Abs
    Jeudi 22 Novembre 2007 à 21:47
    Moi aussi je me suis fait un poulpe, une fois, a Venise.
    Y a pas que francis hein.
    2
    Jeudi 22 Novembre 2007 à 22:47
    C'est bon aussi, les calamars à la romaine... mais ça ne le faisait pas pour la rime, sans doute !
    3
    kitty241
    Vendredi 23 Novembre 2007 à 09:22
    4
    Vendredi 23 Novembre 2007 à 09:57
    Cabrelement vôtre !
    5
    MVT
    Lundi 10 Mars 2008 à 20:01
    Tu devrais avoir honte de massacrer une aussi belle chanson !
    C'est profond et triste et peut-être que tu finira par comprendre cette chanson

    Mais j'avoue l'idée du poulpe n'es pas trop mauvaise
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