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    Normalement, comme en 2005, quand il y a des émeutes en banlieue, les casseurs fabriquent des cocktails molotov, les lancent sur les CRS avec des pavés, des barres de fer, et toutes sortes de projectiles. Dans les évènements de ces derniers jours, les CRS se sont fait tirer dessus avec des fusils de chasse. Ce n'était pas une émeute, c'était une guerilla urbaine. Des forces armées non institutionnelles affrontent, par petits groupes mobiles, des forces armées institutionnelles, qui doivent tenir des points (un commissariat en rénovation par exemple).


    Et pourquoi cette guerilla urbaine ? A cause du chômage répondent certains bien pensants. Ah ? Donc, on peut voir, chaque samedi soir, des hordes de chômeurs brûler des voitures. Non.


    Des casseurs qui se sentent victimes (puisque l'on vit dans une société où tout vous est pardonné par les bien pensants du moment que vous êtes arabes / noir / musulman, en un mot, exotique; enfin, exotique pour tous ces gens de gauche qui aiment bien leur femme de ménage algérienne s'entend, parce que vraiment, quand elle part, on voit que les toilettes ont été nettoyées hein) disent « on est mal considéré ». Et c'est vrai que l'incendie d'une école et d'une bibliothèque devraient permettre de mieux considérer ces gens.


    Le manque de lieu pour se retrouver... La belle affaire ! Ces jeunes barbares pratiqueraient la politique d'Attila par ennui... Mais alors, si c'est vraiment ça, pourquoi diable aller brûler une salle qui permettait à ces jeunes de se retrouver ?


    Le manque d'argent ? Les politiques mises en place pour les banlieues sont très chères et inefficaces, et on se retrouve maintenant avec un empilement de mesures qui rend indispensable une remise à plat (un peu comme pour les allègements de charge pour les entreprises), comme le dit le rapport de la cour des comptes. Et puis si l'argent est un problème, où ces petits miséreux ont-ils trouvé les moyens de s'acheter des armes ?


    Personne n'a parlé de la connerie. Mais pas la connerie qui se justifie (ou cherche à se justifier), non, la connerie pure. De la vraie. Pas de la coupée. De la connerie qui pousse à brûler la voiture de son voisin (c'est à dire le mec à qui, normalement, on dit bonjour), à incendier l'école de son frère, la bibliothèque municipale... De la bêtise crasse. Comme celle qui a poussé les spectateurs du match France-Maroc à siffler la Marseillaise ainsi que tous les joueurs qui ne sont pas musulmans...


    Brice Hortefeux est ministre, normalement, de l'immigration et de l'identité nationale. Mais alors qu'il semble passer son temps à chasser les clandestins et à empêcher les gens de rentrer, pourquoi ne s'occupe-t-il pas de l'identité nationale ? Ce qui fait que l'on vit ensemble ?


    Ah oui, puis un dernier truc: si un jour je trouve les conditions de vie intolérables en France, si vraiment j'en arrive à penser que je ne peux plus y vivre, je ne pousserai pas le masochisme jusqu'à rester en démolissant tout autour de moi. Je partirai dans un autre pays. Et je ne suis pas le seul. Il suffit de voir le nombre de personnes qui vont chercher du travail en Angleterre, en Espagne, en Allemagne.


    Mais il est tellement plus facile de tout exploser en jouant les victimes, soutenu par des associations et des partis politiques qui pensent que tout vaut mieux que d'être blanc et français (comme s'il y avait un quelconque sentiment de honte - ou de gloire - à tirer de cet état de fait), et que les autres sont forcément des victimes, tellement plus facile de brûler la voiture d'un mec qui en a besoin que de se bouger le cul et de partir...


    Tiens, puis pendant que je râle sur les gauchistes irresponsables qui contribuent à enflammer la situation, quel sentiment dénué de ridicule a poussé des associations à manifester contre le mur des disparus en Algérie qui a été inauguré à Perpignan ? (le nom officiel du mur est « mur des disparus morts sans sépulture en Algérie (1954-63) »). Quel est l'intérêt de faire croire qu'en Algérie, les salauds étaient tous du côté français, et les bons du côté algérien ? Quel est l'intérêt de faire croire que ça a été la seule guerre où tous les gentils étaient d'un côté, et tous les méchants de l'autre ?


    Lors de la sortie du film « indigènes », une fille maghrébine déclarait, à la télé: « faut pas oublier que c'est nos grands-pères qui ont libéré la France ». Ben non. Et en fait, c'est peut-être là le noeud du problème: ceux qui ont libéré la France étaient ensemble.

    Lors de la libération, il n'a jamais été question de couleur de peau. Que je sache, le 25 août 1944 sur le perron de l'hôtel de ville, le général de Gaulle n'a pas glorifié des libérateurs « blacks blancs beurs ». Parce que c'était inutile de le préciser.


    A force de vouloir trop en faire, on tombe dans la victimisation des uns, la condamnation des autre, sans aucune raison valable si ce n'est des préjugés un peu imbéciles. Mais tellement dans l'air du temps...


    Matthieu (énervé OFF)


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    Quelquefois, il se passe des choses invraisemblables à la radio; des comédiennes incapables de faire une réflexion intelligente, et qui vont jusqu'à se planter de mot, et le retour de ceux qu'on croyait oubliés à jamais: les 500 choristes.


    Bon alors on va passer rapidement sur la comédienne; sur France Info, la fille qui présente le journal de la culture relatif au théâtre nous informe que les précieuses ridicules sont présentées actuellement à la comédie française. Bon, jusque là, rien d'illogique. Attendez. Et la journaliste interroge l'une des comédiennes, sociétaire de la comédie française (donc à priori, pas la moitié d'une conne, c'est pas Chimène Bady non plus). Et l'autre répond: « Molière était un voyeur et un très grand génie »... Un voyeur... Un voyeur... Et là, j'ai eu ce qui a visiblement toujours manqué à cette femme mais dont Claude François se serait bien passé: un éclair. Oui. En fait, cette pauvre commédienne voulait dire que Molière était un « visionnaire ». Et ça colle mieux avec le reste de l'interview. Mais pourquoi diable la journaliste n'a pas reposé la question pour que l'autre puisse rectifier ? Parce que apprendre que Molière était un voyeur, à 7h30, ça fait un choc...



    Et sur le chemin du retour (oui, parce que ça, c'était en allant au boulot), de nouveau la radio, et là, j'entends... une chose... Ca ressemblait vaguement à Jacques Brel. Mais en pire. J'ai cru qu'ils avaient tenté de faire chanter du Brel à des chèvres... Mais non. C'était I Muvrini qui tentait d'interpréter « le port d'Amsterdam » à moitié en français, à moitié en corse... En corse... Et pourquoi pas « New-York, new-york » en ardéchois ?

    Le résultat était bien entendu grotesque, d'autant plus que I Muvrini, ne voulant sans doute pas sombrer seul, avait fait appel aux 500 choristes, qui chantent quelquefois en playback sur TF1... Bon alors vous inquiétez pas, les choristes se contentaient de faire « Amsterdam » à la tierce pendant une dizaine de secondes dans la chanson. Mais ils pourront rentrer chez bobonne, bouffis d'orgueil, pour pouvoir déclarer aux copains, autour d'un ricard: « moi qui vous parle, oui moi, j'ai chanté avec I Muvrini ».



    Des fois, à la télé, il n'y a rien d'intéressant. On peut toujours se consoler en se disant qu'à la radio, c'est encore pire.



    Matthieu


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  • Véronique Courjault est cette femme accusée d'avoir congelé 3 de ses bébés nouveaux nés. Sa demande de remise en liberté a été rejetée en début de semaine, elle restera donc en prison. Elle a reconnu avoir tué ses bébés avant de les cacher dans un congélateur, après une grossesse dont personne, même pas son mari, ne s'était rendu compte. Les psys parlent de " déni de grossesse ". Bon, personnellement, je ne suis pas psy, et je me pose juste des questions sur l'aspect " vie au quotidien ". Non, parce que lorsque tu as des bébés dans un congélateur, tu dois être vachement emmerdé.

    Par exemple, j'imagine que Véronique ne laissait personne s'approcher du congél. Pour que personne ne se rende compte qu'au lieu des poissons panés Findus® il y avait des bébés morts. Du coup, son mari qui se sert un whisky et qui veut un glaçon (rien que pour ça, il mériterait la tôle) :

    - " tiens, je vais aller me chercher des glaçons "

    - NONNNN !  T'APPROCHES PAS ! ! ! J'Y VAIS !

    On imagine la gueule de l'autre après s'être fait aboyé dessus pour avoir voulu aller chercher des glaçons lui-même.

    Puis un truc bizarre aussi, c'est quand elle avait besoin d'un truc du congél. Les haricots verts par exemple. Vous imaginez ? Il fallait soulever une jambe de bébé, prendre les haricots verts, reposer la jambe du bébé, et fermer le congélateur. Puis cuire les haricots verts... Comment arriver à manger son repas ? Ces haricots verts devaient lui hurler à la face qu'elle avait tué ses bébés. Bon, en même temps, elle avait de la chance, les haricots verts ne hurlent pas. Et heureusement.

    Même quand elle devait faire dégivrer son congélateur, ça devait être monstrueux : sortir les bébés, attendre que tout soit dégelé, remettre les bébés. En plus, c'est pas bien de faire ça, puisqu'on nous répète assez souvent qu'il ne faut jamais (mais alors jamais) recongeler un produit décongelé.

    On imagine aussi les discussions au bureau :

    - Dis-donc Véronique, tu trouves pas qu'il fait froid ici ? On se croirait dans un congélateur !

    L'autre devait péter les plombs, et pourquoi pas répondre à sa collègue :

    - Ah mais ta gueule, parle pas de ce que tu connais pas ! Parce que dans les congélateurs, il y a des gens très bien...

    Etre enceinte pendant 9 mois, accoucher seule et dans la douleur (puisque l'accouchement dans la douleur est obligatoire depuis que la première pécheresse de l'humanité a fauté), manger le placenta, tuer son bébé, et le mettre, pas vidé ni désossé, dans le congélateur. En plus, un bébé, ça rentre pas dans un sac standard.

    Mais il reste quand même une chose : cette femme a souffert. Elle a congelé ses bébés. Et en même temps, peut-on vraiment l'en blâmer quand on voit le prix de la viande ?

    Matthieu


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    Il se passe une histoire incroyable en ce moment, et j'avoue que je n'y comprends absolument rien. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, je résume (d'après ce que j'ai compris, donc c'est pas forcément hyper fiable):

    - 9 personnes (dont 3 journalistes venus là uniquement pour faire leur boulot) sont arrêtées au Tchad pour avoir voulu faire embarquer 103 enfants que ces membres d'une association française, l'arche de Zoé, présentaient comme des orphelins du Darfour. Ces orphelins devaient être recueillis en France par des familles.

    - Le Président Tchadien annonce, avec force émotion, qu'il s'agit d'un trafic d'enfants et que les coupables seront sévèrement punis.

    - Les autorités françaises admettent avoir été au courant depuis des mois mais indiquent qu'elles n'ont pas donné leur accord. De même que l'UNICEF, dont le logo était pourtant présent sur le site de l'arche de Zoé.

    - Les familles qui, en France, devaient recueillir les enfants ont fait un don à l'arche de Zoé, don compris entre 2000 et 6000 €. Charge ensuite aux familles d'entamer des démarches de régularisation (puisque ces enfants avaient quitté le territoire soudanais sans autorisation et qu'ils étaient entrés sur le territoire français sans plus d'autorisation) puis éventuellement d'adoption.


    Bon, maintenant que tout est résumé, voilà les questions que je me pose:


    1- les autorités françaises étaient au courant depuis des mois. Pourquoi n'ont-elles pas exercé plus de pression sur l'association pour l'empêcher de mener à bien ce projet ?


    2- pourquoi le président tchadien n'était pas au courant, alors que le Tchad est l'un des meilleurs partenaires de la France en Afrique ?


    3- comment peut-on rassembler 103 enfants dans un lieu sans que personne ne se rende compte de cette présence jusqu'à l'embarquement des enfants ?


    4- pourquoi ces enfants présentaient-ils des bandages aux membres alors que les examens médicaux ont montré qu'aucun n'était blessé ?


    5- s'il s'agit d'une entreprise à la con qui a loupé, comment se fait-il qu'il existe des associations dont les membres n'ont aucune idée des règles à respecter, mais qui parviennent à affréter un avion sur un territoire étranger (coût de l'opération: environ 400.000 €)


    6- Pourquoi personne ne défend cette association ?


    7- A partir de quand cesse-t-on de faire de l'humanitaire pour tomber dans l'autopromotion ?


    8- Où sont les familles de ces enfants, sont-elles au courant de cette opération ?


    9- L'aéroport tchadien d'où devait décoller l'avion rapatriant les enfants est-il réellement sous contrôle des militaires français ?


    10- Cette opération est-elle juste grotesque ou carrément criminelle ?


    Bon, ben j'attends les réponses que les médias ne manqueront pas de donner, puisque nous sommes dans un pays où les médias font leur boulot correctement et délivrent des informations fiables, sérieuse et facilement compréhensibles parce que clairement expliquées...


    Matthieu


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    Le principe de précaution veut qu'on ne fasse pas une chose à moins qu'on ne soit absolument persuadé de l'inoffensivité de cette chose. Si on est persuadé à 50 %, 70 % ou même 90 %, ça ne suffit pas. Le principe de précaution exige qu'on ne change rien à ce qui préexiste. Et si on en est sûr à 100 %, vous pouvez être certains qu'un groupe de conspirationnistes trouvera que les chiffres sont manipulés, que tout ça, c'est la faute aux Etats-Unis, au grand capitalisme, à la mondialisation et aux sionistes, et que vive Hugo Chavez, vive Mao, vive Fidel Castro et VIVA LA REVOLUTION (VIVA LA REVOLUTION répète la foule comme si elle était là de son plein gré).


    Le principe de précaution est dangeureux et contre-productif à mon avis.


    Le principe de précaution... Imaginons que nos ancêtres les plus lointains l'aient appliqué. Que ferions-nous ? Nous serions à 4 pattes, dans les forêts, à chercher des glands pour nous nourrir avant de remonter sur nos arbres. Alors qu'en ne pensant pas à la précaution, les grands singes sont descendus des arbres, se sont lentement relevés et ont bâtis des palais.

    Ceux qui se réclament du principe de précaution sont les descendants directs des bouffeurs de glands. Etrangement, je me préfère descendant des bâtisseurs. « Pendant que vos ancêtres bouffaient des glands dans la forêt, les miens bâtissaient des palais » (Jacques Vergès)


    A propos d'audace, avez-vous jamais pensé à l'audace inouie qu'il a fallu au premier menteur du monde ? La première fois qu'un type a nommé une chose qu'il savait ne pas exister, ou ne pas être vraie. Ce menteur ne pouvait pas imaginer les conséquences de son acte. Peut-être pensait-il mourir, ou être frappé par la foudre, ou être condamné pour le reste de sa vie à lire les interview niaiseuses de Céline Dion sur le sperme de René.


    Et le premier qui a été cherché le feu ? Si José Bové s'était trouvé dans la forêt ancestrale, quel sort aurait-il réservé à ce chasseur de feu ? Il l'aurait démembré ? Frappé ? Tué ?


    Tous les premiers hommes du monde ont été audacieux, parce qu'ils ne croyaient pas en la précaution. Le premier chasseur du monde, vous imaginez l'audace qui lui a fallu pour tuer un animal ? Pour être le premier à donner volontairement la mort à un animal sans être capable de savoir s'il y aurait des conséquences ou pas ? Puis tous les premiers qui ont suivis, le premier à monter en avion, le premier à monter dans une fusée etc...


    Sans audace, nous n'avancerons plus. Un peu comme les islamistes, pour qui l'audace est un péché contre Allah, puisque le progrès est prohibé (cf les talibans).


    L'audace contre l'obscurantisme, voilà pourquoi je préfère choisir l'audace, même s'il existe des risques. Parce que personne n'a jamais rien obtenu sans risque (sauf ceux qui ont hérités), et que l'homme a toujours avancé en prenant des risques. Et que si on veut continuer d'avancer, il va encore falloir prendre des risques.


    Matthieu


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